Pourquoi ne pas coupler le variable individuel avec l’intéressement ?

Le variable n’est pas une nouveauté en soi dans le monde professionnel. Qu’il soit individuel ou collectif, le variable contribue considérablement à mobiliser les salariés dans leurs tâches. D’un autre côté, le variable est pour l’entreprise est une partie maîtrisable du coût de production.
Miser exclusivement sur l’individuel ou sur le collectif serait une grave erreur. De toute façon, ce serait une méthode qui irait à contre-courant des réalités sociales.

Les raisons d’éviter l’individualisation exclusive des rémunérations

Il n’est pas faux de dire que la motivation individualisée aboutit à terme à une performance collective. En effet, chaque salarié se mobilise pour bien exécuter la tâche qui lui est confiée. En d’autres mots, le variable individuel «réveille» les consciences professionnelles qui seraient «somnolentes».
Toutefois, l’individualisation à outrance est une politique RH hautement risquée. Cela risque de faire disparaître l’esprit d’équipe. Les compétitions pour les promotions peuvent déboucher sur des tensions au sein d’une même équipe.
Par ailleurs, les primes sont d’excellents moyens de motivation individuelle. On ne peut pas remettre cela en cause. Néanmoins, à l’instar des sportifs qui aspirent à des contrats publicitaires, les salariés sont amenés à se surpasser pour toucher un montant assez élevé, quitte à ne plus penser aux limites de leur énergie.
Et puisque la prime est le variable par excellence, cela permet à certains patrons de régner en maître sur l’avenir professionnel de chaque salarié.

Pour le couplage de l’individuel avec le collectif

Quand on investit en particulier dans une grande ville dynamique française, malgré les réticences de certains créateurs d’entreprise, l’étude de marché reste et restera toujours une étape incontournable. Les données réalistes recueillies servent de base pour un business plan Rennes, à Lyon ou à Paris.
Ce document de prospection est censé prévoir entre autres une politique RH claire. Certaines réalités se retrouvent dans presque toutes les villes françaises. Entre autres, on ne saurait fermer les yeux sur le poids considérable des différents systèmes collectifs comme l’épargne. D’ailleurs, l’épargne collective est moins coûteuse pour l’entreprise, vu que le taux de prélèvements fiscaux est assez élevé en France. Alors que ce soit pour un business plan Marseille ou à Paris, la favorisation de l’intéressement, en le couplant avec le variable individuel, est une politique de rémunérations incontournable. C’est une méthode managériale qui contribue d’ailleurs à concrétiser la prospection du business plan.
L’idéal serait donc de mixer le variable collectif avec le variable individuel. La prime de performance, variable individuel par excellence, peut être attribuée d’une autre manière. Concrètement, la performance individuelle de chaque membre d’une équipe est récompensée par une prime variable (en fonction des résultats). Mais ce caractère individuel serait alors contrebalancé par la performance générale de l’équipe entière. Ainsi, le montant total de la prime que toucherait un salarié résulterait de la considération de la notation de sa performance personnelle et de celle de son équipe. ainsi, s’il vient à l’idée de deux ou trois salariés de se livrer dans une guerre fratricide pour l’obtention d’une promotion, il va sans dire que cela impactera négativement le montant de la prime puisque sans esprit d’équipe, la performance collective en pâtit.
En résumé, au système de prime individuelle on associe l’intéressement qui est une récompense collective. Un business plan de notre époque ne peut plus se permettre de prévoir une politique RH excessivement orientée vers l’individualisation des rémunérations, sans tenir compte des avantages pratiques comme financiers de l’intéressement. Car il ne faut pas perdre de vue que l’intéressement est une récompense beaucoup moins coûteuse.